
Anxiété silencieuse : quand l'inquiétude s'installe sans raison

Aminata Pouye
Réflexologue et Energéticienne · Le Cannet
Une inquiétude sans visage, mais bien présente
Rien de grave ne s'est produit aujourd'hui. Pourtant, quelque chose en vous reste en alerte, comme une radio allumée en arrière-plan dont le volume ne baisse jamais.
C'est ce que beaucoup de personnes me décrivent en consultation : une tension diffuse, des pensées qui tournent en boucle, et cette difficulté à expliquer pourquoi. Autour d'elles, tout semble aller bien. Cela rend la situation d'autant plus déroutante.
Les signaux que l'on décrit souvent
Ces manifestations varient d'une personne à l'autre. Voici celles que j'entends le plus souvent :
- Une gorge ou un ventre serrés sans cause identifiée
- Des pensées répétitives, souvent tournées vers « et si... »
- Un sommeil léger, des réveils nocturnes ou un esprit qui ne s'éteint pas le soir
- Une fatigue qui ne passe pas malgré le repos
- Une difficulté à profiter de l'instant, comme si une menace invisible planait
- Des épaules et une mâchoire contractées sans que l'on s'en aperçoive
Ces signes peuvent avoir des origines multiples, qu'il appartient à un professionnel de santé d'explorer. Je ne pose aucun diagnostic : mon rôle est de vous offrir une écoute et un espace d'apaisement.
Pourquoi on l'appelle « silencieuse »
Cette inquiétude ne fait pas de bruit. Elle ne s'exprime pas par une crise visible, et l'on a souvent l'habitude de continuer, de « faire comme si ». Certaines personnes disent s'être habituées à cet état au point de ne plus se souvenir de ce que représente le calme.
Remarquer que l'on est tendu est déjà un premier pas : on ne peut pas écouter ce que l'on ne perçoit pas.
Mettre des mots sur ce que l'on ressent, même imparfaitement, aide souvent à y voir plus clair. Cela ne remplace pas un avis médical, mais cela permet de mieux décrire ce que l'on vit lorsqu'on décide d'en parler.
Un exercice simple pour faire une pause
Avant toute chose, je vous propose un exercice que vous pouvez essayer dès maintenant. Il ne prétend rien résoudre : certaines personnes trouvent simplement qu'il crée un petit espace dans le flux des pensées.
Ancrage et respiration en 3 minutes
- Installez-vous assis, les deux pieds à plat sur le sol, le dos soutenu. Posez les mains sur vos cuisses.
- Sentez vos appuis pendant 30 secondes : le contact des pieds avec le sol, du bassin avec la chaise. Si vous le souhaitez, fermez les yeux.
- Inspirez par le nez en comptant 4 secondes, puis expirez lentement par la bouche en comptant 6 secondes. Une expiration un peu plus longue que l'inspiration est souvent ressentie comme apaisante.
- Répétez ce cycle 10 fois, soit environ 2 minutes. Si l'esprit s'égare, ce qui est normal, revenez simplement au comptage.
- Terminez par 30 secondes à observer ce qui a changé, ou non, sans jugement. Pas de bonne ou de mauvaise réponse.
Si la respiration profonde vous met mal à l'aise, interrompez l'exercice et reprenez un rythme naturel.
Ce que j'observe en cabinet au Cannet
Lors d'une première rencontre, je prends le temps de vous écouter. J'observe aussi la posture, la respiration, les zones de tension que vous me signalez. Cet échange guide la suite de la séance.
La réflexologie consiste en des pressions douces, notamment sur les pieds, tandis que le soin énergétique est un temps calme, souvent allongé, où je pose les mains ou travaille à proximité du corps. Certaines personnes en retirent une sensation de détente, de lourdeur agréable ou de souffle plus ample. Les effets varient d'une personne à l'autre et aucun résultat ne peut être garanti.
Ces pratiques de bien-être ne soignent pas et ne remplacent ni un suivi médical, ni une prise en charge psychologique. Elles peuvent être envisagées comme un temps pour soi, en complément.
Quand consulter ?
Peut-être vous reconnaissez-vous dans ces lignes : l'inquiétude est là sans que vous sachiez pourquoi, le corps reste tendu, et les soirées sont devenues le moment où les pensées s'emballent.
Il est recommandé de consulter un professionnel de santé (médecin traitant, psychologue ou psychiatre) lorsque :
- Cet état dure depuis plusieurs semaines ou s'intensifie
- Il perturbe votre sommeil, votre travail ou vos relations
- Des palpitations, un essoufflement ou d'autres symptômes physiques apparaissent
- Vous avez le sentiment de ne plus pouvoir vous en sortir seul
En cas de détresse intense ou de pensées sombres, contactez sans attendre le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24h/24) ou le 15.
Si vous cherchez, en parallèle d'un suivi adapté, un moment d'apaisement, je vous accueille au Cannet pour un temps d'écoute et de soin à votre rythme. Nous prenons le temps de comprendre ce que vous ressentez, sans pression et sans attente de résultat.

